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Palette de sensations

18/02/2019

Flânerie

 

Nous sommes surpris par le charme de la ville de Chiang Mai. Le vieux centre historique est parsemé de petites ruelles, de verdure et de jolies maisons. On apprécie la flânerie dans ce dédale. On se ressource dans un parc agréablement fleuri. Un soir, un temple aux vieilles pierres illuminées nous émerveille. C’est avec regret que l’on quitte ce lieu délicieux.

 

Douceur

 

Ce matin, Noémie est toute endormie, nous lui glissons dans l’oreille le mot « éléphant » et soudainement, elle se lève un grand sourire sur les lèvres. Nous passons un moment merveilleux avec ces imposants pachydermes. L’objectif est de les cajoler au maximum. Nous sommes dans un sanctuaire où les éléphants qui ont souffert dans leur vie sont sauvés et dorlotés. Il faut savoir que beaucoup sont utilisés pour travailler ou pour promener les lourds touristes et c’est harassant. A cela s’ajoute le braconnage pour leurs défenses. Et devinez quoi : pour faire un éléphanteau, 24 mois de gestation sont nécessaires ! Tous ces points éclaircis, vous comprenez pourquoi ils sont bien évidement en voie de disparition. Ici, on nous ordonne de les câliner. Ce qui fait un peu peur. Ils sont assez imposants et on imagine que par inadvertance ils pourraient nous écraser comme une mouche. Mais après 2 heures de douceur on est déjà plus en confiance. On les nourrit de bananes. Ils mangent 10 % de leur poids par jour alors autant dire que c’est un amuse-bouche. Les 50 bananes qu’on a dû donner à chacun sont passées tout droit… Ce sont des puits sans fond. Il y a même un bébé qui a le même âge que Noémie mais fait 10 fois son poids. Pour ce dernier, un petit traitement de faveur : on lui pèle sa banane avant de la lui glisser dans la trompe qui lui sert de main. Après, on se baigne avec eux. D’abord dans la boue. Ça fait office de savon paraît-il. On est un peu dégoutté mais très impressionné par l’agilité de ces mastodontes à patauger dans cette gadoue. Puis, on se rince tous ensemble à l’eau claire. Encore quelques câlins et c’est là que s’achève cette douce et belle rencontre.

 

Nature et souffrance musculaire

 

Nous traversons des parcs naturels aux voies escarpées mais magnifiques. Les routes sont neuves et toutes petites. On a l’impression d’être dans un jardin de circulation pour apprendre aux enfants à aller à vélo. Autour de nous, des murs de végétation d’où sortent des sons étranges qu’on essaye vraiment d’associer à des oiseaux. Etant donné que nous campons dans le coin, l’envie de se confronter à des serpents ou d’autres animaux sauvages ne nous plaît pas tellement. Un soir, on arrive au bord d’un lac au calme plat. Après des montées durant lesquelles on a sué en poussant à deux la remorque sur plusieurs kilomètres, on est vraiment heureux de se laver dans l’eau fraîche. La place de camping est idyllique. Le parcours se poursuit dans une campagne tranquille jusqu’à ce que non un mais trois paysans nous incitent à faire demi-tour en agitant leurs paumes de main. C’est avec regret que l’on doit rebrousser chemin.

 

Effrayant, mais pas le choix

 

Si on nous avait dit qu’un jour on aurait roulé à vélo sur une autoroute on l’aurait démenti. Mais après avoir étudié la carte de long en large et discuté avec l’employée d’un restaurant, il se trouve que nous n’avons pas le choix. 18 kilomètres désagréables mais c’est autorisé en Thaïlande, en tout cas sur ce tronçon. Il y a même un panneau de signalisation assez drôle qui rappelle aux cyclistes de tenir la gauche… on ne s’en serait pas douté ! Alors, on se met de la musique motivante dans l’oreille côté forêt, on fait le plein d’eau car évidement il est 13h et ça tape, Dom s’équipe de phares clignotants et départ à fond pour avaler ces kilomètres qui s’avèreront vite effectués… ouf !

 

 

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